02 décembre 2005

Fu££ Ca$h

fric


Qui ne sait pas que le fric gouverne notre monde ?




Ce qui est important, c’est de comprendre les motivations de chacun et surtout ce que l’argent laisse comme sensation lorsqu’il est manipulé.



Personnellement, j’aime le fric mais pas parce que je me sens puissant, ni parce que j’ai l’impression que je l’ai mérité. J’aime les biftons car j’y vois non pas des bouts de papiers imprimés ou des pièces, mais plutôt des objets, des activités, et surtout les réactions humaines.



J’aime imaginer la satisfaction que j’aurais lorsque j’aurais assez d’argent pour me payer quelques fringues sympas, des livres, des cd, des jeux ou bien sortir. Lorsque je fixe un billet de 10 euros, je n’y vois pas 10 euros, j’y vois presque deux bouquins pocket de Pratchett (il manque 1 euros et des brouettes il me semble), j’y vois un buffet à volonté chinois dans paris avec des amis, j’y vois un bon gros mac do suivit d’un coup à boire dans un café. Lorsque j’ai de la petite monnaie, je ne me pose pas de question, je sais que je vais les filer à la femme rousse qui chante merveilleusement bien sur les quais de châtelet. J’aime ces moments, j’aime tout cela et je suis prêt à dépenser sans compter pour ce que j’aime.






Et vous ? Je vous laisse la parole, dites moi quelle est votre conception du pez, quel est votre attachement à l’oseille, votre relation avec toutes ces tunes. N’hésitez pas, la parole est à vous.

Ecrit par Creekety à 00:21 ~ Philologique ~ 2 Ricochets

22 septembre 2005

Les théories du Creek

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Aujourd'hui, le professeur Igor Van Del Creek étudie sa propre théorie :






La Théorie du Livre Heureux








Mais kékésé ?


La TLH (c'est evidement les initiales !), c'est la comparaison de l'équilibre qu'il faut pour être heureux selon les conceptions de Creek.






Ah bon ? Pasqu'il conceptionne Creek ?


Oui oui, il conceptionne. Selon lui, la vie est un livre. Certains ont des pages en papier ultra fin et très doux, ils ont les moyens par leurs parents, certains ont du papier banal sans truc bien spécial, d'autres ont moins de chance car leurs feuilles sont faites de papier toilette recyclé.






Il s'estime où dans tout ça le Creek ?


Il a du papier banal. Pas riche, certes, mais certainement pas dans le besoin.






Et c'est tout ?


Non ! Bien sur que non ! La suite, c'est le contenu. Les pages absorbent plus ou moins bien l'encre qu'on y dépose, c'est pourquoi un livre aux pages de luxe est beau et facile d'écriture. Celui fait avec du papier rose est une sorte de terrain vague où l'encre créé maintes taches, rendant les choses moins faciles pour l'écrivain. Certains y ont cassé leurs plumes.






Je supose que c'est une métaphore...


Quelle perspicacité ! Le Livre est la Vie d'un individu. Nous pensons tous un jour que nous ne voulons pas mourrir sans laisser quelque chose derrière. Mais avez vous pensé aux influences qu'a eu votre Livre sur les autres Livres ? Des gens vous ont influencés, et vous les avez influencés aussi ! Le poid de votre Livre, même lorsqu'il sera terminé, pese déjà en ce moment meme ou vous me lisez, et il pese de plus en plus lourd avec le temps. Vous comptez, meme si vous ne faites pas de grandes choses mémorables, vous comptez.






C'est sympa d'essayer de nous rassurer...


C'est pas une tentative, c'est une verité. Tant y est que des livres sont durs à pratiquer, et que les pages peuvent changer avec le temps. Ainsi, on peu commencer en feuilles de toilette et finir en pages hyper fines superbes, et inversement bien sur. Chaque histoire prend la place qu'il lui faut, chaque chose qui est au présent est au bout de la plume. Ce qui est écrit est votre passé, la feuille blanche est votre futur.






Mais tout est écrit alors ?


Non ! Relis ce que j'ai mis plus haut ! Le futur est une feuille blanche ! C'est vous qui tennez la plume ! Vos choix sont les courbes, vos souvenirs sont les mots, votre journée est une phrase, vos sentiments sont la largeur des traits ! Comprennez que le destin n'est jamais tracé. Sinon, que faites vous à vous lever le matin ? Autant rester au lit, si vous arrivez à y rester, c'est que c'était écrit... Hé bien non, ça ne fonctionne pas ainsi. On est maître de son corps et de sa direction.






C'est bien joli, mais quel rapport avec le Livre ?


Grand bêta ! Qui tiend la plume ? Vous ! Qui écrit ? Vous ! Qui a son nom sur un Livre, le plus important de votre existence ? Vous et encore vous ! La vie est un Livre qui ne demande qu'a être écrit ! Elle vous a été donnée et vous devez la vivre, vous devez écrire. Certes, c'est evidement pas facile, c'est bourré de fautes d'orthographes, d'erreurs de synthaxes, de ratures, mais au final, c'est Votre Vie ! C'est pas rien !






Ouais mais ya des passages qu'on a pas envie de se souvenir en relisant...


Ah ! Un point sensible ! Les souvenirs ! Chaques souvenirs est une histoire qui a été vécue, bien ou mal. Que vous ayez passé un bon moment ou non, y rester vous ferra de la peine. Se bloquer à relire sans cesse les pages d'avant, c'est priver la plume d'avancer sur la page blanche. Le passé ne doit jamais être oublié ni renié, il existe, que vous le vouliez ou non, ne le reniez pas ! Que seriez vous sans ces epreuves ? Vous ne le savez pas ! Un point c'est tout ! Alors acceptez votre vie comme elle est, avec sa part de bon et de mauvais. Ce qu'il faut faire, c'est apprendre à tourner la page.






Facile à dire...


Mais pas facile à faire, je le sais bien. Comment voulez vous avancer dans l'écriture de votre livre si vous restez sur les pages déjà écrites ? Le passé vous empeche d'écrire sur le présent, et des pages vierges le resterons pour toujours. A cet endroit, la plume du présent marquera : "mélancolie et tristesse, relecture multiple des pages 23 à 27". Quelle tristesse ! Imaginez que vous fassiez subir ça à un livre quelconque... Une dizaine de pages pleines de choses, puis un mauvais moment, puis un enooooorme espace vide avant de reprendre son cours... Sachez bien une chose, votre livre s'arretera un jour ou l'autre. Il n'y a pas de livres qui ne se finissent jamais. Imaginez vous que votre livre se finisse ainsi : "Dépression dûe à la page 125, plus envie de vivre autre chose, se complait dans ses souvenirs à la façon des masochistes" puis "fin"... Intolérable !






C'est pas bien gai tout ça...


Mais c'est la Vie. Alors au lieu de penser trop fort au passé, autant tourner la page. Un conseil ? Pour Creek, ça marche. Prennez un sac et jetez dedans tout objet qui vous fait penser à l'individu/la chose qui a été au centre de toute cette souffrance. Reunissez le tout et, non, ne le jetez pas. Non, ne le brûlez pas. Concervez le chez vous, quelque part, pour que vous sachiez que ca existe sans forcément le revivre au présent. Vous ne pouvez pas vous amuser à brûler les pages du livre de votre vie. Vous n'avez pas une once de chance d'avoir un bouquin qui vaille le coup si vous martyrisez. De plus, une page négligée, un texte non accepté, sera une source d'ennuis perpétuel. Elle reviendra vous hanter, et vous ne comprendrez souvent pas son origine. Il faut chercher, puis relire la page inacceptée, chercher à l'intégrer à son roman, à sa Vie elle meme.






Et si elle a brûlé justement ?


Un souvenir ne se brûle pas toujours, il reste des traces sans cesse, vous pouvez reconstituer une partie de la page, mais jamais l'originale dans son intégralité, ou en tout cas pas seul. Le mieux est d'éviter les actes inconsidérés, réfléchir avant d'agir et surtout lutter contre la colère. Elle est un fardeau, de meme que la honte. Bien des pages sont intentionnelement collées par votre subconsicent (la main qui est libre tandis que l'autre écrit). Les retrouver et décoler le tout est possible mais fastidieux. Ne craignez pas vos démons du passé et vous vivrez en paix avec vous même. Ne vivez pas dans les pages précédentes non plus, vous raterez les pages présentes. Ne cherchez pas non plus à sauter quelques pages pour imaginer le futur, il est toujours loin le futur, puisque son existence est simple ! Le futur, c'est ce qui arrivera plus tard. Le plus tard est long, et il se finis lorsque vous mourrez pour votre livre. Autant profiter du présent, vous pourrez au moins finir par ce genre de postface :


"Voilà, mon Livre s'achève.
Toute ma vie y est scellée.
Je n'ai pas renié le passé.
J'ai écrit mon présent.
Le futur est venu de lui même.
Je pensais pas finir comme ceci.
Mais il faut bien finir par quelque chose.
Alors voilà.

Ce Livre est lourd et remplis.
J'ai été heureux de l'avoir écrit.
C'est une Histoire qui se finit bien.
Adieu la Terre, je te le laisse.
Et je le nomme : Mon Livre Heureux."







C'est original comme idée.


C'est du "made in cerveaux pas forcément très banal" aussi.






Tu te lance de drôles de fleurs...


Ouais bon, ça va hein ! Faire un dialogue a moi tout seul c'est pas non plus très courant hein ! Rooo, j'vais finir par me trouver lourd à la fin... Enfin bref, voilà la TLH, celle que Creek lui même trouve idéale, donc inaccessible. Mais s'en rapprocher ne coute rien !




;)

Ecrit par Creekety à 02:59 ~ Philologique ~ 3 Ricochets

20 juin 2005

Réflexe(ion)

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Le mensonge




    Ha ! On le craint tous ! Le vilain mensonge qui occulte la réalité ! C'est plutot paradoxal vu que nous cherchons tous à vivre dans notre monde, à faire reigner nos lois, nos règles d'une façon ou d'une autre. Il nous est tous arrivé de ne plus vouloir de ce monde malsain, de cette Terre immonde, refuser la réalité. Pourtant, on la cherche à travers une lutte impitoyable. Prennez vos épées et boucliers, nous partons en croisade !


    Hypocrisie, Mensonge, Trahison, voilà ce que personne ne veut. Pourtant, on est absolument tous hypocrites, menteurs, le porteur du poignard qui se plantera dans le dos. Même sans s'en rendre compte, on le fait !

    N'est ca pas de l'hypocrisie lorsque vous souriez à votre patron que vous detestez tant ? N'est ce pas de l'hypocrisie lorsque vous faite un sourire et mesurez vos paroles face à un policier qui vous contrôle alors que vous etes en retard ? Avez vous déjà osé dire à tout vos professeurs ce que vous pensez d'eux au moment où vous le pensiez ? Accueillez vous immédiatement comme il se doit les inoportuns qui se frayent un chemin jusque votre environnement et y impose ses pattes ? Qui ose dire aux ptits jeunes qui dealent sous nos fenetres qu'ils sont casses burnes à nous bloquer la rue, à se promener en bande de 5 à la recherche de quelqu'un à racketer ?



Un exemple ! Wooo



    Mon voisin a 17 ans, il as déjà écopé de 6 mois de taule pour racket sur des trèèès jeunes. Il est baraqué comme un videur de boite. Est ce que je m'empeche de lui dire bonjour ? Non, je le lui dit, avec le sourire en prime. Bon,  pas un bon exemple, c'est pas super hypocrite parce qu'il est super beau et que j'le laisserais bien me faire ce qu'il veut quand il veut où il veut. Mais imaginons qu'il soit gros et laid. je sourirais tout autant (voir plus). Qui ne le ferrait pas ?



Bhé oui !



    Ya des gens qui me gavent, mais est ce que pour autant je les ejecte comme des moins que rien quand ils me titillent le pompom ? Non. Le cousin de ma mère avait une leucémie. Il en avait pour plus longtemps lorsque les medecins l'ont découvert. Depuis, il est décédé et pourtant, il ne savait pas de quoi il mourrait. Il ne s'en rendait même pas compte. Sa femme et l'entourage le savaient, mais lui non. Oui, ils ont tous mentis. Mais est ce que, en lui disant la vérité, il n'aurait pas vécu les pires instants de sa vie ? Avez vous déjà vu une personne qui va mourir et qui le sait ? J'ai vu une grand mère qui a prié le bon Dieu (qui se bouge pas beaucoup son gros cul divin du haut de ses nuages... enfin, s'il existe, ce dont nous ne parlerons pas) pendant les 5 derniers jours de sa vie. Elle posait des questions existencielles à l'infirmière qui alignait les cachetons à gober pour ne pas sombrer elle aussi en déprime à force de voir la dame devenir obsédée par sa propre fin. Les gens deviennent fous, térrifiés par la fin de tout. Des questions à profusion, des crises d'hystérie, les gens ne sont jamais prets à entendre les vérités !



Extrême vérité



    Ca vous amuserait si on vous remettait toujours à votre place continuellement ? Ca vous amuserait si on vous disait constamment "attention, je sens en toi une pointe d'amertume, tu as mal pris ce que je t'ai dit et je le comprend, tu as un ego surdimensionné" ? Pourtant dire la vérité c'est ça. Dire la vérité c'est avouer à celui qu'on aime qu'on est faible face à lui, c'est montré ses défaut au monde, à un monde pervertit qui saura profiter de toi.


    Heureusement qu'il y a le mensonge, sinon les enfants ne rêveraient plus, et les adultes ne chercheraient pas à rêver de nouveau. Heureusement que le mensonge existe, il met en echec tout jugement, il met un doute sur tout. Sans les doutes, on s'ennuirais vite, non ?


    Imaginez un crime où le coupable se présenterait. Que ferrait Columbo ? Et Navarro ? (remarquez Navarro il serait temps qu'il prenne sa retraite...). Imaginez un amour où celui qui est le plus amoureux le disait, laissant à l'autre la tentation d'en profiter (Daaaaaallaaaaas ! Ton Univers impoitoyAAAaableuuu !). Imaginez un monde où ont vous dirait "Bonjour, nous n'avons pas retenus votre candidature car vous avec une CV plutot lamentable" ou "Mr. Vous etes licenciés pour les motifs suivants : Capacitées cérébrales trop faibles pour le poste tenu".



Aïe !



    J'aime pas ce travail d'imagination. Ce monde serait peut être plus juste, mais à quel prix ? Le mensonge est un instrument, qu'on se le dise. Le mensonge et la vérité le sont tout deux. Si on psychote sur le mensonge, c'est parce que ne pas savoir est encore le fléau de notre psyché. On a peur de l'inconnu, on a peur de ce qui se tapis dans l'ombre. L'Humain est peureux, c'est peut être instinctif. Le reflexe de l'inconnu est la peur, la haine, la violence. Alors on rejete ces mensonges, mais on en lance pourtant, et on ne cesse ce jeu puérile.



Je mens, tu mens, il ment, une menthe à l'eau...



    Lorsque je sais que je serais jugé, je mens. Lorsque je sais que je me met en danger ou que je met mes relations diplomatiques en danger, je mens. Lorsque je sais que le mensonge ferrait plus de bien que de mal, je mens. Oui, je mens, comme vous mentez lorsque vous dites à vos enfants que la petite souris va passer, que le pere noel descendra par la cheminée où qu'il existe des princes charmants sur Terre. Oui vous mentez lorsque vous dites que jamais vous ne vous etes masturbés (yen a qui osent le dire). Oui, vous mentez lorsque vous parlez à vos supérieurs hierarchiques avec un sourire de faux cul et une retenue incroyable pour ne pas lui balancer votre café brûlant dans la tronche.



Passe moi l'sel et j'te file le beurre



    Le mensonge est un ustencile. Tout comme le couteau, il peut aider à cuisiner, trancher des légumes pour leur donner toute la saveur qui leur est due sans gâcher le tout avec une pointe de terre argileuse. Mais il peut aussi couper un doigt, tuer une personne, faire couler le sang.

    Le mensonge et la vérité sont necessaire, il ne faut pas tomber dans les extrêmes qui sont dangereux, autant pour l'un que pour l'autre. L'abus de vérité ne sera jamais permis et de toute façon ne saurait être toléré par les humains que nous sommes. Le mensonge en heurte déjà beaucoup, une fois découverts. Mais les mensonges qui sont là pour eviter du mal, en avez vous vu beaucoup ? Peut être sont ils justement bien administrés, de telle façon que vous ne verrez jamais la trréalité op brutale (Mais oui, le chien cours dans une ferme en Normandie ma puce, il est très heureux là où il est, avec pleins d'amis. Ne t'en fait pas, on en achetera un nouveau demain...). Donc en gros, vous ne distinguerez que trop rarement les mensonges fait à bon escients. Et puis de toute façon, vu la nature humaine, ça doit être plutot rare car après tout...



C'est nous qui tenons le couteau...


Ecrit par Creekety à 03:50 ~ Philologique ~ 7 Ricochets

15 juin 2005

Tout l'est

milky



Voilà bien longtemps que je n'avais pas réfléchis à un sujet particulier.




J'ai raccroché il y a 5 minutes, la fin d'une conversation de 1h54 (et des broutilles) avec Zofia. Depuis le début de la conversation, je mange des petits beurres de Lu, grignottant sans cesse. C'est ma cure anti chips qui me donne cette boulimie du grignotage. Tant y est que j'ai mangé tout un paquet de Lu ou presque. La gorge asséchée, l'oreille en feu et le forfait amoché, je suis donc allé dans ma cuisine me faire un bol de lait chaud pour finir les deux petits beurres qui me restent. C'est là qu'est venu le tilt.


Tout est important.


J'ai vu la brique de lait, j'ai vu l'ouverture dans le carton et j'y vois ma bouche collée, je me souviens du goût exact que donne le cartons et la forme à ce lait. Puis je prend le bol, et je me revois toutes ces années à y boire du lait, avec ce goût sensiblement différent de celui du pack. Je me suis dit que ca devait être le carton. Mais c'est alors que je me suis rapelé. Non, c'est pas ça, ou pas que ça.


Quand je vois dans un verre de table, les petits verres, ce n'est pas le même goût que celui du bol. Quand j'ai bu du lait à la chope de bière comme vous le voyez plus haut (oui oui, c'est une photo de moi, mes levres s'y sont réelement posées plus d'une fois), le goùut est encore sensiblement différent. Pourquoi ? De même, un lait bu à la paille n'apportera pas les mêmes sensations.


Alors quoi ?


Qu'est ce qui fait qu'un lait n'as pas le même goût ?


Est-ce que ça varie pour un rien ?


Ma réponse est oui. Oui, le goût du lait varie selon le temps de passage sur la langue, selon le débit, selon la pression, selon son récipient. Oui, le lait froid de la même brique n'aura pas le même goût s'il fait noir ou s'il fait plein jour. Oui, le lait qui sera bu dans un verre ne sera pas ressentit de même que le lait bu à la paille. Notre cerveau interprete les choses comme ça lui arrange. Il se concentre sur la sensation de pression et de remplissage progressif de la bouche quand on boit à la paille, il se concentre sur la quantité ingurgitée quand le récipient est grand, il se concentre sur le frais lorsque la chaleur se fait sentir, il se concentre sur la déglutition lorsqu'il vois un bol se lever pour deverser son contenu, comme une innondation qui arrive et qui débordera si on n'absorbe pas assez vite.


Oh que oui, c'est important, toute chose est importante. Une cacahuete prise dans son sachet n'aura pas le meme gout que celle qui attend dans le bol, le coca au goulot n'offre pas la même sensation dans un grand verre ni dans un verre à champagne.


Heureusement, sinon on se ferrais bien chier !



Et oui, tout est important...
Quantité, visuel, pression, recipient, environnement...
Tout lait.

Tout

Ecrit par Creekety à 01:18 ~ Philologique ~ 3 Ricochets

27 mai 2005

Love by net ?

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Peut-on aimer quelqu'un que l'on a jamais rencontré ?







Oublions le vaudou et la magie, oublions les philtres et fromules magiques.

Est ce que c'est possible ?

Est ce qu'il est impossible d'être déçu de la première rencontrer In Real Life après tant de discussions annimées et tant de mots libérés ?

Tout d'abord il faut cerner le sujet et voilà qui va être plus difficile...






Qu'est ce que l'amour ?






Le dictionnaire nous est d'une grand utilité.




 Amour : Etat physique ou sentimental qui porte un être humain vers un autre. Devotion envers une personne, une divinité. Passion, goût vif pour quelque chose. Faire l'amour, acte sexuel. Dénomination de quelque chose de très beau "un amour de ...".


 Alors developpons chacune de ces hypothèses. Tout d'abord l'amour dans sa définition première, celle qui "porte un être humain vers un autre". Est ce que, dans une situation telle que la rencontre par internet, l'inexistence de rapprochements physique entre en compte ? Est ce que aujourd'hui, nous pouvons aimer ainsi alors que nous ne sommes pas côte à côte ? La distance qui sépare deux personnes empeche ce raprochement et les efforts ne se font pas afin de se réunir. Ce n'est pas cet amour qui lie les relations originaires du net.

        "Devotion envers une personne, une divinité". Est ce alors ces liens ? Mais le concept même de divinité est donc caractérisé par la perfection, par l'intouchable, l'inaccessible. C'est un trait humain d'aimer ce qu'on ne pourra jamais avoir. Voilà une nouvelle impasse ! On ne peut aimer une divinité si on la rencontre car elle perdrait tout son caractère divin. Alors ce n'est plus un Dieu ou une Déesse mais une personne. Voilà qui est déjà moins glorieux. Mais cette dévotion déchue d'un Dieu à un Humain souffrira forcément de son aveuglement. L'idéalisation se ferra forte, l'imagination humaine peut aller loin, et encore plus proche de ses rêves lorsque la réalité n'est pas là. Cet amour est donc condamné ? Condamné à decevoir en cas de rencontre ? Il semble bien que la dévotion mise à mal peut être ravageuse. Dites à un pape que Dieu n'est qu'invention et il vous rejetera violemment. Prouvez le lui et il sera détruit, démolis. il en va de même pour les fans de stars. J'aime particulièrement Kylie Minogue, et le fait de la savoir en train de se faire oscultée pour un probable cancer du sein me ramène à la réalité, c'est une femme, pas une déesse... Et une femme qui va souffrir, qui va changer lors de son opération, physiquement et mentalement. Ce ne sera plus la même, que je la voye ou non. Cet amou est impossible à concrétiser physiquement.

        "Passion, goût vif pour quelque chose". Une passion nait pour s'éteindre et un goût est vite révolu. ces notions sont bien faiblardes face à l'amour. Ont-ils rélement une signification ? Peut-on aimer aussi rapidement que cela, oublier et aimer quelqu'un d'autre très rapidement ? Est ce que l'amour pourrait être ce genre de choses, trop souvent confondu avec un amour veritable, une simple redirection de gout ? Mais alors, est ce réelement de l'amour ? Est-il possible de passer d'un état de tristesse incroyable pour pénétrer au plus profond de l'amour ? Beaucoup le réussissent, les gens trouvent une personne afin de combler l'absence d'un autre, puis appellent ça le coup de foudre, l'amour brutal. Et on arrive à se persuader si vite de tout cela qu'on ne vois plus le temps qui finalement est bien léger entre les deux histoires. Est ce que cet amour ne vaut alors pas grand chose ? Son éphémerie est certaine cependant. C'est surement ce que les gens parlent lorsqu'ils aiment, puis se séparent très vite ou divorcent au bout d'un temps très approximatif. Ca peu evidemment etre lié au net, c'est même plus simple d'avoir un goût particulier sur ce monde où nos doigts sont maîtres, où la pensée dérape moins facilement.

        "Faire l'amour, acte sexuel". Impossible via le net. Faire l'amour necessite la présence des deux corps reliés par l'interaction d'organes génitaux. Ce n'est pas le cas lorsque n'entrent en jeux que les pixels. Mais l'amour physique, est-il essentiel à l'amour dans sa globalité ?

        "Dénomination de quelque chose de très beau "un amour de ..."". C'est de la flagornerie, rien de plus. L'amour est utilisé à toutes les sauces, c'est bien dommage.





        Si l'on en crois ces définitions, l'amour par le net ne peut être qu'un goût, une passion. Tout cela reste donc ephémère. Mais n'allons pas aux conclusions hatives. Est ce que le dictionnaire parle de l'amour entre membres de la même famille ? Non. Est ce que les liens affectifs peuvent réelement être pleinements définits ? Non. Est ce que l'amour naissant par l'interaction de deux ordinateur peut être une source possible de bonheur ? Oui. Est ce que ce bonheur peut être de longue durée ? Oui.


        L'amour n'as pas de règles, pas de lois. L'amour ne respecte rien, pas même les codes sociaux ou moraux, l'amour est illogique et insencé. Pourtant on le cherche tous. Alors qui pourrait condamner une relation via le net sans rencontre au préalable ? Qui pourrait blâmer la création d'un lien plus important que bien des choses via le net ? Personne.



Conclusion


L'amour via le net peut exister, même temporairement. Il doit ensuite être transposé dans la réalité, dans le monde concret, physique, sinon il dépérit.




Apport personnel


        J'ai trouvé quelqu'un, ou plutot il m'a trouvé. Pour une raison que je ne saisis pas, je me sens vide, mais je sais qu'il est là. La relation via le net ne me repousse pas mais le contact manquant rend cette chose très lointaine de moi. Je sais que je n'aimerais pas eternellement par le net, et j'espere que le temps passera vite afin que cette relation aie une chance dans le concret. L'amour et le vide peuvent cohéxister.


Un nouvel instrument de torture est né, le net sentimental.

Son principe ?

Aime sans aimer, aime sans toucher, aime par l'imagination, mais laisse ton coeur vide jusqu'à sentir la source sur tes lèvres. Aime sans aimer et surtout, culpabilise, culpabilise de ne pas l'aimer comme il t'aime.

Voilà ce qui me tourmente.

Ecrit par Creekety à 05:28 ~ Philologique ~ 1 Ricochets

26 mai 2005

La parole est à vous

Un blog, un gay, un texte, OvErDosE*


Faycan m'a donné matière à réfléchir.




barricade.stjacques



    L'étouffement. On en souffre tous, on s'étoufe entre nous, on se marche sur les pieds, des rancunes, des rejets... Et il y a des fois où l'on commence à étouffer d'un style de vie. Faycan se pose des questions sur ce monde gay, sur les boutiques gay, le comportement gay qui est moulé pour convenir à ce nouveau modèle de la société. Est ce que les gays deviennent de plus en plus ujne valeur marchande ? Est ce que les gays sont cloisonnés derrière une image spécifique d'où il ne faut pas sortir ?


    Je crois que c'est un faux problème. Ce n'est pas la société qui a cantonné les gay là où ils sont, ce sont les gays qui, rejetés et se sentant différents, se sont eux même cantonnés dans leur étroi carquois. J'aurais cru les homos ouverts d'esprits, plus que la plupart des heteros, plus compréhensifs, mais je me rend compte que bien des gays deviennent hétérophobe, que la démarquation se fait plus flagrante et le rejet se fait plus virulent. Quel dommage d'être aussi stupide que ceux qui nous haissent, quel dommage d'être aussi bas que tout ceux là. C'est les ghettos qui se crééent ainsi.


    Ca me fait penser à tout ces immigrés qui ont été certes mal traités, rejetés, mais qui se bornent tellemement à ce rejet qu'ils regardent les mains tendues avec haine et dédain. On ne compte plus les hlm où se forment des communautés qui rejetent la société, qui, en pensant être au milieu de tellement de haine, s'isolent dans leur colère, l'injustice. C'est lorsqu'on est aveuglé par cette flamme ci qu'on tire sur ceux qui tendent la main, c'est lorsqu'on brule de ce feu qu'on ne vois en ceux qui ne vous haissent pas une pitié insoutenable.


    Et c'est lorsque j'écrit ces mots que je me dis que ma vie va être bien dure. Je ne hais pas les magrebins, je ne hais pas les gens en difficulté, je n'ai pas de colère envers les hétéros, ni une haine insoutenable envers les homophobes. Je n'adhère pas à leurs méthodes, je n'adhere pas à leur facon de penser, mais je reste dans ma naive manière de penser, je reste à croire que si je les baffe à mon tour, ca n'arrangera rien à tout cela.


Pas envie d'être comme eux
Envie de rendre le monde meilleur
Prise de conscience : Je suis un couillon d'idéaliste quand je m'y met !


Donnez moi votre avis, qu'il soit bon ou mauvais, je veux le lire !

Ecrit par Creekety à 15:33 ~ Philologique ~ 6 Ricochets

26 mars 2005

Décortiquons le quotidien !

 

La Question Qui Tue !

idiot

- Salut

- Ha tiends ! Salut !

- Ca va ?
. . .
Ca va ? Ca va ? Ca va ? Ca va ?
Ca va ? Ca va ? Ca va ? Ca va ?
Ca va ? Ca va ? Ca va ?
CA VA ?


La Question Qui Tue (QQT) est une question d'une banalité affligeante.
Pourquoi est-elle dite alors ?


      Et bien ça peut être une marque d'affection. On s'inquiète pour l'autre, on demande si tout va bien. Mais le hic c'est que dans ce cas, la personne qui recoit cette invitation aux bavardages personnels n'a pas forcément envie de parler. Elle répondra alors "oui oui, et toi ?" histoire de détourner la question. Les personnes qui s'inquieterons vraiment sauront rattraper le coup plus tard en incistant, mais là n'est pas le sujet.

      Puis il y a l'utilisation de la QQT dans un but purement diplômatique. La question pour dire "Tu fais partit des connaissances, tu n'es pas inconnu(e) au bataillon". Mais ce type de question, on le sniffe aisément et on répond forcément "oui, et toi ?" parce qu'il va de coutume qu'un "non" attirerais un "pourquoi" qui n'a rien à faire dans une relation diplômatique.

      Enfin, il y a la QQT de la curiosité mal placée. Elle est posée non plus pour s'inquiéter ou marquer un quelconque état de paix entre deux personnes, mais c'est une requête aux ragots et histoires à la Dallas, à l'assouvissement d'un désir exaltan de nouvelles fraîches à rapporter tout en jubilant de la mine de pouvoir que cela représente. Connaître les petits secrets des gens permet de lâcher des bombes et les calculateurs/trices sauront vite mettre tout cela a profit. Les gens ont finis par le comprendre aussi vite que tout, ils répondent donc toujours "Oui et toi ?" par reflexe.

      J'en conclue que peu importe la manière de le dire, la raison de la sortir, la QQT restera toujours avec un taux de réponses à 99 % positive. Moi quand on me demande, je dis "bof bof" ou "peu mieux faire". Lorsque les gens me demandent, je dis si c'est pas important ou si j'ai confiance. Pourtant, j'ai l'impression d'être seul à le faire. Y a t'il des gens qui disent toujours "Oui" ? Yen a t'ils qui n'adhèrent pas à ce reflexe ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires.


N'empeche, c'est une question à la con qui ne sert pas à grand chose !!!
Saloperie !

Professor Creek

Ecrit par Creekety à 01:08 ~ Philologique ~ 7 Ricochets

22 mars 2005

Etude d'un effet de mode !

   


La Blonde


zapette

Quelle est donc la raison de cette folie sur les Blondes ?


Je crois qu'un exemple de ce qui se dit est necessaire.
Voici donc quelques histoires sur les Blondes.

Deux blondes en voiture, un oiseau chie sur le pare-brise.

 

L'une dit :

 

- Va falloir l'essuyer.

 

L'autre rétorque :

 

- Il est déjà trop loin

 
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Une blonde dans un rayon cosmétique interroge une vendeuse:

 

- Je recherche un déodorant pour homme

 

- Un déodorant à boule ? demande la vendeuse

 

- Non, c'est pour les dessous de bras !

 

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Une blonde rencontre une de ses copines blondes

 

- Je viens de passer un test de grossesse...

 

- C'était dur les questions ?


    Bon, les 3/4 des gens en rirons, le quart restant sera des blondes. Mais pourquoi tant d'acharnement sur ces pauvres femmes ? Malheureusement, elles sont au centre d'un lynchage nationnal.

    En effet, pour se lâcher de temps à autre, il FAUT qu'on se foute de la gueule de quelqu'un. C'est necessaire pour pouvoir faire bosser abdos et muscles zygomatiques. Pourquoi avons nous alors cette manie d'associer Blonde et Conne ?


impwordblonde


    Et bien c'est simple. Des gens lancent des modes. Il n'y a pas très longtemps, les belges en prennaient plein la face. Ils ont eu aussi une avalanche de conneries sur eux et ça, quoi qu'ils puissent faire. Mais le repetoire s'est apauvrit et n'as donné plus que des "on la connait déjà celle là". Alors il a fallu reporter son attention sur une autre catégorie de personnes.

    Pourquoi les Blondes et pas les brunes ? Et bien déjà, la blonde n'est pas ciblée directement par sa couleur de cheveux, mais par ce qu'elle est aux yeux des gens. On a trop vu de films où la blonde est une sorte de salope aux décoletés qui ressemblent au grand canyon des USA, une prostituée qui ne demande même pas à être payée. Le corps de rêve... On se dit alors, comme le veut tout bon ragot, pendant qu'elle bosse sur son physique, elle laisse son cerveau en jacherre et c'est l'écatombe. Une conne en gros. Mais il y a couille dans le potage. Elles continuent à être montrée comme des poufs ! Le clip Call On Me montre une prof de fitness qui fait son cours avec des gestuelles très sexuelles à la limite de la désence. Pourtant, les hommes bavent...


blonde


    Et oui ! l'homme veut de la poufiasse ! Un rêve pour tout ceux qui ne pensent qu'avec leur gland et qui ne rêvent que de collectionner ces jeunes donzelles histoire de montrer au monde entier qu'ils sont des machines à sexe, pour prouver leur virilité... Ils ne sont pas capables d'y croire eux même alors ils tentent de convaincre les autres. Pitoyable evidemment. Mais la blondeur est aimée par les hommes. Encore une fois, POURQUOI ???

    La Blonde est une espèce en voie de disparition. Et oui, il reste très peu d'entres elles sur Terre, bien moins qu'il n'y a de brunes. Alors la Blonde est une femme rare. Tout ce qui est rare est collectionné evidemment ! Il n'empeche que le marché de la Blonde Salope est juteux et nombreuses sont les femmes qui se colorent en blondes histoire d'être remarquées.


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    Alors voilà pourquoi la blonde est autant montrée du doigt ! Voilà pourquoi la Blonde a une image de marque de connerie extrême ! L'homme aimerais bien se taper une Blonde tellement conne qu'il pourrait en faire ce qu'il veut, il désire ardemment une salope qui ferrait tout et n'importe quoi avec lui et qui serait son inférieure !

    De plus, rapellont le, les blondes sont peu nombreuses tout comme les belges. Alors c'est evidemment plus facile de se foutre de la gueule de ceux qui sont peu nombreux. Le grand se fou de la tronche du petit, c'est bien connu !

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    Tant y est qu'il faut replacer les choses dans leur contexte. Une Blonde n'est pas forcément conne, une conne n'est pas forcément Blonde. C'est pourquoi lorsque je prononce le mot "Blonde" dans mes blagues, il faut y voir non pas la couleur de cheveux mais un état d'esprit. Je connais une Brune qui pourrait sans problemes entrer dans la catégorie "Blonde microcéphale" mais je ne m'y etendrait pas (ni sur le sujet, ni sur la fille en question).

    J'espere que vous avez tout compris dans cet exposé qui, je l'avoue, est un peu long. Mais il est complet, non ? Une dernière chose aux hommes qui liront ce texte : Essayez de vous défendre tant que vous le pouvez, j'ai moi aussi cet attribu masculin entre les cuisses et malgré mes belles paroles sur un pseudo-apollon que je dénigrerais en temps normal, au moindre signe je serais à genou à lui donner corps et... et c'est tout, mais c'est déjà pas mal ! Je connais le serieux du cerveau masculin et la connerie immonde de sa bite !

J'en suis !


Professor Creek

Ecrit par Creekety à 18:40 ~ Philologique ~ 2 Ricochets

27 février 2005

La philo insomnie

J'ai eu une discution très méthaphysique durant cette nuit. Je pense qu'on est allé très loin dans la reflexion. J'ai enormément apprécié ce moment car cela nous a permis, à mon interlocuteur et moi, de prouver qu'on peut echanger nos idées contradictoires sans pour autant se sauter à la gorge.

Je vous met en ligne l'historique sous forme de document Word mis en page.
(j'ai éliminé au maximum les abréviations et fautes, soyez indulgents)

Vous le trouverez dans la section Zazimut.

Ecrit par Creekety à 05:56 ~ Philologique ~ 19 Ricochets

Existence

Petite reflexion personnelle sur la Mort, la Fin, la Fatalité.

Qu'est ce qui nous pousse à vivre comme nous vivons ? Qu'est ce qui nous anime alors que nous savons tous que nous mourerons ? La fin est proche, nos vies sont courtes. Pourtant nous nous battons pour survivre et nous vivons. Je n'ai qu'une phrase pour expliquer la raison de notre vitalité.


Être pour avoir une raison de disparaître


La Fin est immuable. Mais si, du court temps qui nous est impartit, nous arrivons à être réelement, alors notre mort sera synonyme de disparition. Nous avons été, et nous ne sommes plus. Notre vie a eu un sens puisque nous sommes, même après notre mort, dans la mémoire des personnes qu'on a aimé, haï, fréquenté.

Ne sommes nous pas sans avoir demandé à l'être ?
Cogito ergo sum.
"Je pense donc je suis" a dit Descartes.

Mais la vie sans un sens n'est pas une vie. La Fin sans avoir été auprès des siens n'est pas une disparition mais un retour au néant.


Être pour avoir une raison de disparaître.


Tel est le crédo de ceux qui n'ont pas de sens à leur vie.

Ecrit par Creekety à 02:17 ~ Philologique ~ 0 Ricochets



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