19 février 2008
J'ai envie de mûrir
J'ai changé.
Je fumais ma cigarette, assis sur le toit, regardant la lune
dans la nuit au froid bien doux.
Mes pensées se sont imbriquées, comme un tétris, aux couleurs pleines de nuances.
J'ai envie de lui dire que je regrette.
Envie de dire à Romain que je regrette tout ce que j'ai pu dire, sans réclamer rien.
Envie de lui dire que ce sac que j'ai vidé sur lui était celui d'un petit garçon qui voyait son monde s'écrouler.
Envie de lui dire qu'il ne méritait pas ce que je lui ai dit.
Envie de lui dire que j'ai grandi, que j'ai changé, que je regrette de l'avoir perdu.
Envie de lui dire que je l'ai sacrifié pour une connerie, comme on emmène un prisonnier au peloton, par haine du monde, par peur.
Envie de lui dire que je le remercie de tout, d'absolument tout, son hospitalité, sa sagesse que je ne voulais voir, sa compagnie.
Envie de lui dire que parfois, il me manque, que parfois, je pense à lui, que parfois arrive finalement souvent.
Envie de lui dire que j'ai tué notre amitié par stupidité.
Envie qu'il le sache, parce que j'ai été stupide, qu'il sache que je n'ai pas pensé ce que je lui ai dit penser si souvent.
Envie de lui dire que la mauvaise foi et l'aigreur était mon totem.
Envie de tout cela sans pouvoir, parce que la peur de son rejet me donne des frissons.
Être jeté par lui m'a toujours fait peur, alors je l'ai jeté en premier. Aucun pardon n'est attendu, aucun mot de sa bouche n'est espéré, j'ai juste un besoin qu'il sache. C'est un homme qui a compté, beaucoup, et ce qu'il m'a apprit, ce qu'il m'a montré, je l'utilise souvent. Il a fait de moi quelqu'un de meilleur et je ne lui ai jamais dit merci.
J'ai envie de lui dire que je ne l'aime plus, mais qu'il a été important.
Envie de lui dire que j'essaye de me protéger de son jugement.
Envie de dire à Hadrien que je l'ai aimé, longtemps, fort.
Envie de lui dire que je ne lui en veux plus, que je l'apprécie, qu'il me manque souvent, que j'ai l'impression de renier mon passé en le tenant à l'écart.
Envie de lui dire que PafZeCat peut être finalement un ami.
Envie d'être dans ses contacts, d'être dans sa vie et lui dans la mienne.
Envie de lui montrer que je suis un autre, un homme meilleur, pour qu'il sache ce qu'il a aidé à créer, ce qu'il a modelé.
Envie de lui souhaiter sincèrement le bonheur dans sa vie amoureuse et même tout court, d'être celui qui sourira lorsqu'il sera heureux.
Envie de lui parler de ma vie, d'écouter la sienne.
Envie de partager des choses avec lui, d'être plus qu'un ex, un ami.
Envie d'enterrer cette réaction infantile, celle qui me rend méchant, celle qui me rend con.
Envie de savoir ce qu'il devient, ce que j'ai aidé à faire.
Mais j'ai peur, parce que je suis un homme qui ne craint pas le regard des inconnus, mais celui des personnes qui comptent dont les jugements sont des poignards. Il n'aimerait pas forcément celui que je suis. Je n'aimerai pas forcément celui qu'il est. J'ai changé, lui aussi surement, mais comment imaginer qu'on puisse se retrouver sur la même longueur d'onde ? Peur de voir un inconnu et de ne plus percevoir en lui celui qui me faisait rire, celui qui m'a fait devenir celui que je suis. Peur qu'il me trouve trop extraverti, trop changé, trop différent. Peur qu'il ne m'accepte pas. Je lui ai dit merci, mais la fin que ce remerciement avait me laisse sur ma faim. Il est une partie de moi, pour de bon, et je l'ai chassé.
J'ai envie de montrer que j'ai changé.
Envie de leur prouver que j'ai mûrit.
Envie de leur prouver que je suis un autre, plus posé.
Envie de leur prouver que je suis encore intéressant.
Envie de leur prouver qu'ils m'intéressent encore.
Mais j'ai peur.
J'ai envie de mûrir.
Juste assez pour passer au delà de cette peur.
J'ai envie qu'ils me lisent.
Envie qu'ils me laissent un message, même de haine.
Envie mais peur.
Le goût de la clope est sur mes doigts, sur ma langue, dans mon haleine, et j'aime.
Le goût de la vie est sur ma peau, dans mon regard, mêlé à ma voix.
Le goût d'un fruit sucré qui prend de la force.
Oui, peut-être bien que j'ai mûrit en fin de compte.
Assez pour leur faire savoir qu'il y a quelque chose ici pour eux.
J'ai assez mûrit pour prendre le risque d'être un homme meilleur.
Quitte à me prendre des baffes, des jugements, des rancunes.
Je suis un adulte.
09 septembre 2005
Vague brutale
ATTENTION !
Ce post va être long...
J'aime dire que la vie est une vague.
Un coup ca va, un coup ca va plus et ainsi de suite.
Cette fois ci, la vague a été plutôt abrupte.
Première partie de soirée avec I., une amie que je vais revoir encore bien souvent (j'aime beaucoup sa compagnie). On file au Disney Village et on regarde quel film voir. Bon délire, j'arrive à la convaincre d'aller voir Land of the Dead, film gore d'horreur. On achete les places et là, grande surprise, on délire avec la caissière !
Caissière : Vous avez de la chance d'avoir tarif réduit parce que sinon je vous aurais fait payé plus cher ! c'est ma punition pour les hommes ! (rires)
Moi : Waaaa ! ca sens le reproche au sexe masculin ça ! Très personnel ! (rires)
I. : Ha ! Voilà quelqu'un de bien ! On se comprend !!!
Caissière : Ha ça, les hommes, j'ai que les mauvais !
Moi : (aux deux) Faut se faire lesbiène ! Y a que ça de vrai ! (rires)
I. : Mais je vais le faire ! Tu sais que j'y pense serieusement ! Je te l'ai dit ! (rires)
(Rires généraux, puis la caissière regarde I. du coin de l'oeil)
Caissière : Vous savez, pour moi ya pas de probleme ! Je suis Bi !!!! (rires)
A
noter que I. n'a meme pas capté sur le coup, elle a meme rien capté
avant qu'on ne soit sortit pour aller manger (vu qu'il y avait encore
plus d'une heure avant le film ^^). Elle a beaucoup rit de tout ça mais
n'a meme pas daigner laisser son numéro au passage, elle est pas prete
je crois ! (mdr ! pourtant un verre n'engage à rien mais bon ! lol)
On
est alors partit pour manger dans la joie et la bonne humeur au snack
Billy Boy (ou un truc du genre :p). On délire bien. Pas de probleme.
Quelques remarque quand à la musique country assourdissante et aux
chorégraphies qui sont lassantes et tristes, dignes des quinquagénères
quoi. Le serveur prend enormément de temps à prendre la commande, peut
être ne nous a t'il pas vu, mais 30 minutes pour nous voir c'est déjà
pas mal. Ca lui a couté le pourboire. pas de pitié !
Fin
de repas, on va voir le film, je tente I. en lui disant de laisser son
numéro, que la demoiselle est encore là. Elle refuse finalement (elle
se débine ! lol). Le film débute.
Je ne saurais que dire
a part : Excellent ! C'est très bien fait, ce n'est pas de la baston
tout du long comme dans resident evil, loin de là, c'est meme plutot
réfléchis des fois, on s'amuse à s'ébahir devant les découvertes des
morts vivants et on rit ! les détails sont amusants, les effets spéciaux très réussis. Surpris par la qualité du film, oui. Je mettrais une très
bonne note mais c'est pas le sujet de ce soir.
Sortit du
film, nous nous séparons, chacun dans nos toilettes respectives. Un
gars genre baraqué était entré une minute avant moi. Je vais aux
urinoirs, je me pose à un bon metre de lui et j'entend logiquement ce
que je fais. Bizarrement, je n'entend pas ce que le mec fait. En fait,
il ne faisait rien. Son engin sortit assez pour que je puisse le voir,
evidement, il imitait le gars qui pisse. Pire encore, il se la
tripotait de temps à autre, genre il viens de pisser. Il me regarde, je
ne répond pas à son appel délibéré. Je tire la chasse et fuit ce lieu
de perdition, il me regarde alors que je passe à coté, ultime appel, je
ne me retourne meme pas mais je vois lorsque j'ouvre la porte dans le
mirroir, il me regarde et je lis dans ses yeux "tu sais pas ce que tu
rates". Peut importe, j'ai un homme dans ma vie, et j'y tiend. Je ne me
voyais pas le tromper et je ne me voyais pas non plus dire à I. "attend
moi à la voiture, j'en ai pour 15 minutes"...
La soirée
fut excellente en tout cas, on a bien rit, on a meme joué à marcher
façon Top Poufiasse 2005 (elle dit que j'ai une longueur d'avance sur
elle... Grrr ! N'importe quoi !).
Bilan : Positif
Haut de la vague
Puis, viens le moment de déchanter.
Je suis sur msn, je parles un
peu à celui avec qui je suis en couple. Je lui raconte l'histoire du
gars dans les toilettes, il rit et me lance l'histoire de son ex avec
qui il avait été manger (voulant me rendre jaloux je supose, tout comme
j'ai du le mettre mal à l'aise lorsque j'ai parlé du gars des
toilettes). A coté de ça, je lui disais que physiquement, j'en pouvais
plus, ca changeait trop autour de moi. Il demande des précisions, je
lui explique que j'ai pas l'habitude d'un tel environnement. J'ai une
vie sociale ici, une vraie, une qui prend des allure de vie sociale
épanouie meme. Je parle aussi sur msn avec son ex, et tout en relatant
ma réponse sur ma vie sociale, un déclic se fait dans ma tete. L'homme
avec qui je dors se prostre hors de mes amis, relations et autres. Oui,
bon, il est timide, c'est surement ca. Puis, il me répond à cette
remarque sur le changement : "Elle se developperait plus vite si tu
étais célibataire...". Bon.
Je lui demande si c'est
une boutade ou une requette, il répond que c'est une boutade avec une
pointe de deception parce que je ne lui donne pas l'envie d'etre
fidele, je suis comme lui... bon... Je discute à coté avec son ex, et
je me rend compte à travers ses mots que je rapporte qu'il ne croit pas
en moi, peut être ne croyais-je pas en lui non plus. Je ne sais plus
trop ce qui s'est dit ensuite, c'est allé très vite. Ce que je sais,
c'est qu'il m'a dit un truc genre "je t'emmenerais au dépot, c'est là
que tu sera le mieu (c'est une boite à partouze).". Evidemment, c'était
plus possible. Je suis pas une pute non plus. J'ai mis fin à tout.
Essayer de faire délibérément mal, c'est que je l'ai bléssé, et pas
qu'un peu. Ca ne pouvais plus continuer.
Le pire
dans cette histoire c'est que je m'attachais vraiment à lui. J'ai été
con de croire cela possible. Ca allait trop vite, je parlais trop
serieusement, je posais des questions qu'il n'aimait pas, je genais ses
habitudes d'introvertis. Ca me fait mal, je ne le cache pas, j'ai plus
du tout envie de rire, plus du tout envie d'être coquin ou quoi que ce
soit. Mon visage reste fade, et je vais me coucher, comme ça, priant
pour avoir un joli rêve. J'aurais voulu me consoler en imaginant qu'il
pleure, ou au moins un pincement au coeur. Pourtant une grosse partie
de moi me dit "Non, il ne pleurera pas, dans l'heure qui suit, il
t'oubliera, comme si tu n'avais jamais existé. Il a essayé la vie de
couple comme un calecon, mais tes motifs ne lui plaisent pas, c'est
ainsi.".
Tandis que j'écris ces lignes, j'ai la
gorge qui se serre et les larmes qui montent, mais un barage empeche le
sanglot d'éclater. J'attendrais d'être couché pour pouvoir me plier en
position foetale et pleurer les larmes de mon corps. J'avais tord de
m'attacher, j'aurais du rester distant, il a mieux réussis que moi, il
triomphe.
Bilan : Negatif
Bas de la vague
C'est fou, mais le positif donne moins chaud
Que le négatif ne donne froid.
J'ai froid.
Je vais finir par pleurer de la neige.
Je vais aller m'allonger.
Creek don't want to come back
He very don't want to know
He just want a GIIIANT shadoooow
Oh please, come to me, Giant Jack...
06 septembre 2005
Et le Vésuve se tut

Le volcan a laissé des carcasses calcinées
Amertume, blessure géante, cendres
Je t'apprecie de plus en plus
pourtant l'espace de quelques minutes
je t'ai haï.
"Le rap, ce n'est pas forcément Sniper et Diam's, c'est aussi des
chansons dont le theme n'est pas la vie dans le ghetto, mais des textes
mélodieux et amusant comme MC Solaar, IAM, TTC, Stupeflip (du plus
abordable au plus strange)"
J'ai une aversion spéciale pour le rap, j'ai essayé de m'y mettre sans réussir, je hai le rap. Blocage ? Peut être, mais lorsque j'ai entendu que tu aimais ça, j'ai eu un choc que je n'ai su contenir bien longtemps. Une fissure sur l'image prince charmant presque parfait, une tache sur la feuille où court mon stylo (sans allusions cochonne mon chou, sans aucunes allusions cochonnes). J'ai du admettre que tu étais humain, malgré mes facilités à oublier les défauts de ceux que j'apprecie, j'ai vu que tu étais imparfait, et ça, j'ai eu du mal. Alors j'ai rien dit sur le coup, puis on en a reparlé et là j'ai expliqué cette aversion pour cette musique qui m'est insupportable. Lorsque j'ai lu cette phrase sur ton article contre les préjugés, j'ai tout de suite cru que c'était un reproche indirect, et j'ai eu mal.
Alors c'est ça ? Je suis pas capable d'avoir un dialogue posé ? Résultat, on m'envoi des lettres pour me dire que j'ai un cheveux sur la joue, que j'ai une tache sur mon haut ou bien ma braguette ouverte. Je ne veux pas de cette situation là. J'ai lu en tes mots ceci :
"Echec de communication. Esprit étriqué.
Je ne peux pas te le dire en face, quelque chose ne passe plus.
Tu n'acceptes pas que j'écoute du rap, tu es obtus."
Première volute de fumée.
Tu mets un doigt où ça fait mal.
Je suis gay mais j'en ai rien a foutre de mon look
Vloum !
Un roc en fusion explose et fulmine dans le ciel.
Je suis gay et je fais attention à mon look, de plus en plus avec le temps, parce que j'apprend à m'aimer, je commence à aimer ce que je suis, et j'ai eu beaucoup de mal à y arriver. Lorsque j'ai lu ça, le mirroir ou je commençais à me regarder, le début de Narcisse necessaire à tout le monde, s'est brisé en milles éclats et s'est répendu sur le sol.
"Superficiel"
Alors c'est ça ? Tu me trouves superficiel ? Je sais bien que tu ne le dira pas, que ce soit vrai ou non. Je t'ai reproché de temps à autre ta tenue vestimentaire, parce que j'estime qu'il est necessaire de prendre soin de son apparence par respet pour soi-même et pour montrer un réel effort pour plaire, pour montrer qu'on est hygiéniques, qu'on est pas coulant de laisser aller, qu'il y a de la volonté et de l'energie.
"Tu as eu honte de moi"
Il y a des moments, j'ai de la gene, pas d'être avec toi, mais d'être autant en décalage, qu'on soit comme deux chaussettes dépareillées. J'ai vu le regard de ma soeur lorsqu'on a été te chercher à la gare, elle était très suprise, tu étais... (passons) alors que j'avais speedé les 10 minutes d'avant pour être bien fringué, bien coiffé, pour paufiner non pas mon corps comme une oeuvre d'art, mais plutot pour montrer les multiples efforts que je fais pour toi. Tu n'en a que faire, peut être bien, mais pour moi ca compte beaucoup, être beau pour toi, pour que tu me regardes, aussi un peu pour que les autres t'envient. J'me place peut être trop dans le rôle de la potiche du juste prix, t'es pas un de ces hommes qui montrent leurs conquetes commes du bétail, mais j'ai envie d'être comme un diadème sur ta tête, pour toi d'abord, pour moi ensuite, pour les autres enfin.
"Superficiel, tu ne vois pas les choses comme elles sont.
Tu es trop basé sur le physique et le look.
Tu as eu honte de moi.
Je t'embarasse."
NON !
Je sors dans le marais mais je suis ni salope ni langue de pute
BOOOOOOOM !
Explosion
QUOI ??? C'est quoi encore cette histoire de SALOPE ??? Mais MERDE ! OUI ! J'AIME FAIRE LA SALOPE ! OUI ! DANDINER MON CUL CA ME FAIT MARRER ! OUI ! TU NE T'EN PLAIGNAIS PAS QUE JE SACHE !!!!
Bon sang ! J'aime faire la salope mais tu ne sais peut être pas pourquoi. J'suis pas une salope, j'en ai jamais été une, j'ai jamais eu la vie de salope, jamais eu vraiment du monde dans ma vie sentimentale et encore moins dans ma vie sexuelle. Je suis d'une timidité exemplaire lorsque je rencontre un homme. Alors voilà, j'ai ce masque, j'ai cet alcool de l'âme, la personnalité de chienne lubrique, la PCL pour les intimes. Oui, je l'utilise pour eviter de ressentir mon mal-être, c'est mon remede à cette boule au ventre que de faire remonter la barre dans le pantalon, c'est que la sainte nitouche que j'ai toujours été en a marre des cierges, elle en a marre de vivre comme un petit mome qu'on humilie, elle en a marre d'être faible, elle veut avoir du pouvoir, et quel pouvoir que le sexe !
"Salope"
J'aimerais le revendiquer, mais j'en rougis. Pas moral de danser comme une pute en boîte, je sais, pas moral d'aguicher comme une allumeuse avant de partir en serrant la croupe, je sais, pas très intelligent de dire à son petit ami "de toute façon, en boite, je danse toujours comme ça et tu ne me changera pas là dessus", je sais. Crois-tu que j'en soit fier ? Pas toujours non, mais j'assume, j'aime ça les trois quart du temps, j'aime me déhancher, j'aime faire la salope, oui, et même si tu trouve que c'est facile de s'inventer des personnalités que je ne controle pas et qui métamorphosent ma facon d'etre, j'aime ce coté salope.
"Salope.
Tu me ferra cornu un jour.
Je n'ai pas confiance en toi"
Et bien soit ! Si je te répugne tant, vas t'en en trouver d'autres !
Dégage donc tant que je suis en colère !
Tu serra plus facile à oublier !
Et les larmes ne couleront peut etre pas !
Coulées de lave dans le blanc de mes yeux
La roche volcanique a déjà pulvérisé mon coeur
Le souffre a brûlé mon cerveau
Le Vésuve s'est arreté de cracher sa colère et je me rend compte d'une chose.
Au lieu de lire ce qu'il disait, j'ai lu ce que j'avais envie de lire.
Cette nuit là, j'avais envie d'être en colère.
La soirée de dimanche avait été trop bonne, il fallait une dose de négatif.
Alors j'ai réagis en victime égocentrique.
J'ai tout pris sur moi, je me suis enervé.
Le point positif c'est que j'ai attendu que le Vésuve se calme
avant de tenter toute discussion sur ce sujet.
J'aurais été trop loin sinon.
Qui a dit "Tit con" ?
Ne cherchez pas, c'est moi ;)
02 septembre 2005
Un arbre est pourri dans le jardin d'Eden
Je troque mon bleu habituel contre un
violet. Pourquoi violet ? Parce que je l'ai été, je le suis encore, et
je le serais toujours, l'homme violet.
Lorsqu'on est
violet, on n'a plus de volonté, juste l'envie d'en finir, on est
démoli, un chantier pris à l'envers, on ne construit pas, on s'éffondre.
La
culpabilité nous assaille parce qu'on a pas réussis à déjouer un piège
simple, on a faillis à notre objectif ultime : Concerver notre
intégrité physique et mentale.
J'me sens coupable, oh
oui, j'me sens coupable de ne pas avoir su me tenir, de ne pas m'être
méfié, de ne pas avoir su sentir venir le piège, de ne pas avoir
réussis à m'occuper d'une chose plus précieuse que tout, ma sexualité.
Mon intimité a été forcé il y a de cela quelques mois.
C'est
un traumatisme, oui, mais j'ai fait mes choix, j'assume. Il n'y a pas
de poursuites ni rien, j'ai choisis et je n'ai pas de regrets à avoir
quand à ma passivité, ma volonté d'oublier.
La seule
chose qui m'ennuie réelement, la seule chose qui me tue, c'est
d'entendre les voix dans ma tête qui tiennent ce dialogue :
Sauvage : Hum... J'aime ce qu'il me fait, je veux qu'il entre en moi, je veux l'extase, je le jeterais tout entier dedans...
Tendre
: Il a su pénétrer mon coeur, alors il saura surement pénétrer mon
corps, donnons nous de l'amour phallique, faisons l'amour, pas la
baise...
Posé : Je crois être prêt, j'ai tout ce qu'il faut, de quoi se protéger, de quoi se faire du bien, tout semble en ordre.
Violet : Je... C'est...
Sauvage : Il va entrer ! Il va entrer ! Oui, entre vite, fait nous plaisir, entre !
Tendre : Quelle belle preuve d'engagement que de se donner... Il entre doucement.
Violet : Il entre... Non, je sais pas... C'est... C'est...
Sauvage : Que dis-tu, toi ?
Violet : C'est... comme l'autre... C'est comme l'autre !
Mémoire : Violet, te souviens-tu ?
Violet : Je... Je crois...
Mémoire
: Tu as été violet, et tu sera toujours violet. Souviens toi, il a
forcé, il a continué, tu n'avais pu dire non, la vodka te troublait, et
il continuait, encore et encore, tu étais sur le ventre, tu transpirais
abondamment et il te tennait les mains vers le haut du lit ! T'en
souviens tu ? T'EN SOUVIENS TU ?
Violet : Oui... Trop... Je m'en souviens trop...
Corporel : Il est entré, la chaleur augmente mais ce n'est pas de son fait. Qui ?
Mémoire
: La chaleur ! Tu transpirais abondamment, tu sentais ses allées et
venues sur toi, il glissait sur ton dos et tu avais la tete contre
l'oreiller ! Le sens-tu ? LE SENS-TU ?
Violet : Trop ! TROP !
Sauvage : REJETE LE ! JE N'EN VEUX PLUS ! JE N'EN VOUDRAIS JAMAIS !
Mémoire
: Il fait comme l'autre, il te penetre, te souviens-tu de cette
sensation ? C'est le même puisqu'il te fait ressentir la même chose !
Sens tu cette douleur ? Il va refaire pareil ! Il va continuer ! Tu
avais dis que tu souffrais! "Ha ! Ca fait mal !" ! Mais ta voix était
diminuée ! Ta voix était étouffée ! Et il continuait ! IL SAVAIT MAIS
CONTINUAIT !
Tendre : Peut-être que si on se laissait faire, on finirais par ressentir l'amour qui fait la différence ?
Sauvage (hurle) : NON ! FRAPPE LE ! FRAPPE LE ! EJECTE LE ! CREVE !
Corporel : Dois-je suivre les ordres de la sauvagerie ?
Posé : Arretons tout, c'est pas possible, ça ne peut être bon dans ses conditions !
Tendre : Echec physique lié au sentimental. J'ai mal au coeur. Nous allons le repousser alors qu'on aime être contre lui...
Violet (sanglotte) : Non... Pas encore, pas ça, pas encore...
Sauvage : VIOLET LE SAIS ! IL A RAISON ! FRAPPE LE !
Tendre : Mais j'ai des sentiments pour lui ! Arretez vous quelques secondes, vous dites des conneries.
Posé
: Bon. Je viens de lui demander d'arreter et il a arrété, s'est retiré.
Les sanglots sont partit droit aux yeux par contre, je n'ai pus les
retenir.
Sauvage : NE PLEURE PAS ! FRAPPE ! CRIE TA HAINE !
Violet : Pas encore... Pas... encore... Plus jamais (pleurs)
Posé
: Il est resté correct et montre tout les signes de l'inquiétude. Il
n'ira pas contre notre volonté. J'adhère à ce que dit tendresse.
Tendre : Il tiend à nous ! Arretons là les amalgames, il n'a pas voulu ça ! Ca se lit sur son visage !
Violet : Pas encore... (tremble)
Sauvage : Mais il a éssayé !
Posé : Parce que tu lui a demandé de le faire.
Sauvage : Peut-être, mais violet est dans un état...
Tendre : Il y a des blessures qui ne se referment jamais.
Violet : Honte... J'ai honte... J'ai été violet... Qu'il ne me fixe pas ! Qu'il ne voye pas ma souillure !!!
Corporel : Visage fuyant, regard savoneu, c'est lancé.
Sauvage : Si je vois en ses yeux notre reflet, celui de notre souillure, je le frappe, je le frappe et je le hai, JE LE HAI !
Tendre : Corporel, fuis à tout prix son regard, et s'il capte le notre, détourne le vite. Il ne faut pas que ça dégénère.
Violet (se balance d'avant en arrière) : Pas encore, plus jamais, plus jamais...
Corporel
: Isolation activée. Le corps est recroquevillé et se balance. J'ai
plongé les orbites des yeux dans les genoux. On ne verra pas ce qu'il y
a dans ses yeux.
Violet : Il
est ecoeuré, il me sent sale, il doit se dire qu'un violet sera
toujours violet, qu'une fois de plus ou de moins, ce n'est rien... PLUS
JAMAIS !
Sauvage : S'il approche, je lui balance mon pied dans la tronche. Qu'il approche et il saura si on peut nous avoir comme ça !
Mémoire : Souviens toi encore...
Tendre
: Pananoïaques ! Il ne s'approche pas ! Vous le voyez ! Il tiend une
partie de notre mains et nous demande si ça va ! Alors arrêtez ! Ca
tourne au délire psychotique ! On l'aime et il semble nous aimer aussi
! Alors faisons lui un peu confiance !!!
Méfiance
: Non, ils ont raisons, il ne faut pas croire à tout, toujours
demander, toujours attendre des preuves, ne jamais croire ce qu'on ne
vois pas.
Mémoire : Tu ne t'étais pas méfié et il t'a eu...
Posé
: Toi la méfiance, tu te la fermes et tu retournes là haut, on a pas
besoin que tu vienne foutre le souk. Sauvagerie, je sais que c'est dans
ta nature de t'emporter, mais ça ne sert à rien. Alors tu ferrais mieux
de diparaitre aussi.
Sauvagerie : Bon, peut être ne l'est-il pas, je veux bien vous croire. Je me calme.
Tendre
: Je crois que la tentative de liaison physique a échoué, je me sens
triste, c'est une marche qu'on loupe, et un escalier qu'on descend sur
les fesses, se retrouvant plus bas qu'avant.
Corporel : J'essaye d'arrêter les trembements mais c'est dur. Je m'occuperais du décrispement plus tard.
Posé : Le mieux c'est de ne pas agir de façon inconsidérée. On est déjà en retard pour rentrer, alors le mieux c'est de partir.
Violet : Fuir... Fuir... C'est le mieux... Fuir... Pas près à affronter...
Mémoire : Oui... Tu as voulu courir et tu es partit dès que possible... Te souviens-tu ? Ha ! Oui, tu te souviens...
Tendre
: Ya rien à affronter ! C'est pas lui qui t'a marqué ! Je crois qu'on a
besoin d'un petit choc pour tout remettre en place là.
Corporel : Prière exhausé, j'ai lancé la requête de la douche. Réponse positive. On y va.
Violet
: Lui... Encore lui. Toujours lui... Il me suit dans mon présent, le
démon du passé ! C'est lui. Encore lui. Plus jamais ça. Encore lui...
Tendre : Je sens que le traumatisme va être dur à surmonter.
Posé : Peut-être ne le sera t-il jamais.
Tendre : C'est le pire qu'il puisse nous arriver.
Violet
: Je suis le seul à comprendre... Violet... Il m'a violet... Et je suis
seul à savoir... Plus jamais... Plus jamais... Plus lui... Il est
responçable tout comme je suis responçable...
Mémoire : Oui, tu es responçable. Tu n'as pas su prendre soin de ton corps ! Idiot !
Posé : Ca suffit mémoire. On a eu notre dose de souvenirs.
Mémoire : Tu ne peux me faire taire !
Tendre : J'espere qu'un jour, on parviendra a oublier tout ça...
Mémoire
: N'y compte pas trop. C'est noté en encre rouge sur la liste blance,
c'est là et toute approche est douloureuse, ça ne s'en ira pas tout
seul, ça ne s'en ira pas tout court. Violet un jour, violet toujours.
Tendre : Je sais... Je sais...
Le
tempête est calmée, seul Violet raisonne à tue tête dans son coin. J'ai
encore un peu de mal à digérer l'apocalypse de cette après midi mais je
suis fort parait-il, j'essaye d'y croire, mais je me sais surtout
soutenu par lui, mon petit ami.
Toutes ont retrouvées leur calme, sauf une.
Une seule voix.
Ne t'en inquiète pas trop.
Je m'en charge.
10 août 2005
Roche

J'aimerais être cet homme.
Qui est-il ?
Qu'y vois-je ?
J'y vois un appolon qui transpire la sensualité.
J'y vois un homme qui donne du plaisir à l'autre sexuellement.
J'y vois une présence qui marque.
J'y vois un visage serrain.
J'y vois un être féminin.
J'y vois un homme supérieur.
J'y vois un homme gelé, un coeur de glace
Un regard vide qui n'apelle pas à l'aide.
J'aimerais être cet homme qui couche sans aimer, sans scrupules, qui sait faire de ses faiblesses une force. J'aimerais ne plus avoir à sentir de haine, de culpabilité, de questions morales qui me hantent sans relache, ne plus avoir à chercher un rêve, ne plus avoir à esperer pour vivre, juste penser logiquement sans se soucier du bien et du mal, juste vivre égoïstement.
Ah que j'aimerais être une langue de vipère, le prédateur qui profite des faibles, le monstre qui ne cille meme pas avant d'appuyer sur la gâchette, fixant sa victime dans les yeux avant de donner le coup de grâce... L'appolon aux dents si aiguisées qu'il arracherait un bras d'une machoire, qu'il ferrait regretter tout acte contre lui meme, meme si cela signifie jeter dehors une famille entière, même si ça signifie le malheur pour des milliers de gens.
Adieu compassion.
Adieu altruisme.
Adieu sentiments.
Adieu conscience.
Maintenant, il n'y a plus que moi et moi seul.
Vous ne comptez plus, plus une seule seconde.
Juste moi.
Egocentrisme
Mechanceté
Luxure démeusurée
Orgueil
Ego surdimensionné
Franchise sans limite
Outre Monde, je t'ordonne de me voler mon coeur et de le trainer sur le marbre comme une allumette qu'on craque, fait entrer ces fibres dures et froides en mon sein, fait que s'accomplisse la fin de tout emportement.
Fait de moi une machine s'il te plait.
Fait de moi un desert de glace.
Je t'en supplie.
Fait moi oublier l'image de ma soeur
Qui passe, en larme, près de moi,
et qui me lance d'une voix de trahie
"Tricheur"
laissant sussurer de ses pensées
mon nouveau nom
Judas
06 août 2005
Imperméable Paradoxal

Chers lecteurs et surtout cher moi même
J'ai le plaisir de vous annoncer une découverte incroyable.
Le Creek est contradictoire.
C'est un paradoxe comme tout le monde.
Pourquoi ? Et bien des rescentes observations ont pus mettre en valeur une pudeur assez étrange de la part du sujet, une pudeur extreme, une sorte de volonté de cacher son corps qu'il n'apprecie visiblement guère. En effet, l'aspet grande tige crevettique du Creek le rend disgracieux et repousse même certains crétins de ce monde.
Alors que certains outrepassent leur physique, le Creek doit parlementer avant de se mettre en calecon de bain. Il ne montre pas souvent ses bras ni ses jambes, il se cache lorsqu'on se dénude. Le Creek n'aime pas se voir et il n'aime pas qu'on le voye. Rien d'inhabituel en somme, des millions (si ce n'est des milliards) de gens ont eu ou ont encore ce probleme.
Là où c'est différent, c'est que, face à une web cam, le Creek semble passer vite outre les tabous qu'il s'impose. Il se montre et s'exite vite. Les "Plans Cam" (acte de masturbation mutuel par web cam interposé avec des inconnus ou non) sont désormais à compter avec 6 ou 7 mains pleines de pas mal de doigts en très peu de temps, ce qui donne a peu pres deux plans cam par semaine. Certains désaprouveront et le Creek ignore leurs avis de toute façon. Il fait, un point c'est tout.
Tant y est qu'il n'hésite que peu lors de ces ocasions à se donner en spéctacle, et il exhulte. Le Creek est donc complexé par son physique mais exhibitionniste à ses heures perdues. Il n'osera pas aller dans la piscine, mais une fois qu'il y sera, il ferra tomber son calecon si cela lui chante. Il n'osera pas relever ses manches en boite, mais il osera plus tard lever son tee shirt pour exhiber son ventre, la partie qui ressemble le plus, de loin, à quelque chose d'humain. Le Creek n'osera pas montrer ses cotes, mais ça, ça ne change pas. Faut pas pousser.
Alors, l'exhibitionnisme, arme anti complexes momentané ou acces de pétage de plomb par une pression des convenances trop grande ?
Ni moi ni mon confrère moi même ne nous prononcons.
Tout ce que nous savons, c'est que nous masturber à 2 mètres des parents qui dorment près de la baie vitrée donnant sur le jardin dans la nuit totale nous a drôlement exité... Imaginer un oeil mateur qui observait notre organe turgescent au milieu de l'obscurité... Le pied ! Et la peur de se faire choper ! Halala !
Il se fait tard, je m'en vais bouquiner avant de faire des rêves erotiques, imaginant une vache et un porc coucher ensemble. Ah non, ça, j'ai déjà vu ! Ma mère et mon beau père sont pas du genre discret, surtout quand je dors à 20 centimetres. Ma mauvaise conscience m'a insité à laché un pet pour voir leur réaction, mais j'ai rien fait. Qu'ils s'éclatent tant qu'ils n'ont pas besoin de viagra et d'ostrogènes en gellules !
Que je suis heureux de dormir dans la caravane tout les été !!!
Surtout qu'ils ronflent !
Bon, je commence à partir en sucette, parlant de tout et de n'importe quoi !
Doux rêves !
01 août 2005
La Malle du Mâle

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Il parrait que certains se demandent où je suis
Ce que je fais
Si je vais bien
Où je vais
Pourquoi
Et surtout : Quand je reviens.
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.
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Je suis en Normandie, chez ma mère.
.
Hé bien j'ai des corvées, comme les petits
Je met la table, je fais la vaiselle, je jardine
Et je m'ennuie quand ma mère et son épou sont là.
.
Exit le coming out, ça attendra.
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Je ne vais pas trop mal physiquement.
Moralement, c'est pas la forme, je suis un masque de gaieté, un masque de fausseté, un masque souriant alors que j'ai le poid de l'ennui qui m'impose sa platitude...
.
Je vais aller... à la caravane où j'aime dormir
malgré l'humidité et les bruits nocturnes.
Siege du repos sous toutes les coutures.
Mais l'ennui est encore là.
.
Pourquoi ? Parce que c'est fade cette vie.
Je n'aime pas l'isolement, j'y fais naitre le sociopathe en moi.
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Et enfin, la réponse :
Je débarque à Paris le 15 aout
Je retrouve mon PC le 30 aout
J'aurais ptet pas internet par contre.
.
.
Donc voilà, vous me verrez...
Quand vous me verrez.
Ca m'ennuie.
Snif
.
.
J'retente d'écrire ici.
Qui sais ?
Peut être que l'isolement a du bon, au fond.
.
.
Vous me manquez
Et le blog encore plus...
Biz
20 juillet 2005
A gogo
.
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Des pensées à revendre
Par lots de 30
Ho oui, j'ai envie d'écrire, de vous faire savoir
Ho oui, j'ai envie d'imaginer et de le déposer sur papier
.
Mais on me colle
Je ne peux jamais
Pas un moment
Pas un instant
Pas un répis.
.
Alors je profite de 5 minutes en coup de vent.
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La nuit dernière, j'ai rêvé d'uriner, et ca faisait du bien.
Manque de bol, je m'eveille instantanément, j'ai pissé au lit.
Honte, je cache, je met du papier toilette pour absorber, silence.
Mon calecon est changé et, pour ne pas avouer l'acte, j'oublie.
.
Oublier ? Non, en réalité, je fais semblant d'avoir oublié !
Mon calecon utilisé comme urinoir est caché en attendant
Demain je le rince abondamment et je le met au lavage
Ni vu ni connu.
.
Pourquoi j'ai honte ?
.
Ma famille est là
Ma soeur me brise par ses blagues.
Je ne lui fournirais pas des munitions.
.
.
Autre pensée
Suis-je si spécial que ça ? En quoi suis-je différent ?
Face à une agression, j'ai peur.
Je suis aussi lache que tout.
Je ne m'assume pas.
Waou.
.
Je suis l'humain qui pense pas comme tous
Mais qui agit comme tous.
.
.
Autre pensée
.
Pourquoi moi ?
Question sans réponse ni utilité, mais elle viens,
Vide de tout sens.
.
.
Autre pensée
Comment leur dire que je suis homo ?
Pffff...
Une autre fois.
Je saurais quand c'est le bon moment.
.
.
Je dois me hater, ma mère arrive, elle ne doit pas se douter
Que son fils a un jardin secret
Ouvert au monde entier.
.
Regarde donc là où tu ne saurais voir
Alors que la verité est evidente.
.
.
Bonne nuit, monde.
Vous me manquez, tout comme ma plume.
13 juillet 2005
Non
Non, je ne m'amuse pas vraiment.
Non, ces vacances n'ont rien de drole finalement.
Non, j'ai plus envie d'écrire là.
Non, j'ai même plus envie de rire.
Non, je ne me connecte plus sur msn malgré moi.
Non, je ne suis plus au courant de rien.
Non, j'ai pas réussis à semer les migraines quotidiennes.
Non, je ne suis pas négatif, parce qu'apres tout...
Oui, je déprime.
Oui, je vais oublier le coming out, plus envie qu'ils sachent. Ca changerais rien.
Oui, je ne perds plus mon temps à me coiffer, ici je suis négligé, comme eux.
Oui, je ne fais pas grand chose de mes journées, le minimum syndical.
A part ça, vous allez bien vous ?
09 juillet 2005
Ca y est

Voilà,
à 13h je quitte la maison avec mes multiples bagages direction Gare
SNCF TGV d'Avignon. Le train m'amene en région parisienne où mon beau
frère viendra me chercher, je déposerais quelques affaires dans mon
futur lieu de domiciliation, et le lendemain, départ le matin pour la
Normandie, afin d'y passer des vacances chez ma meuuuuhère. Les deux
enfants de son nouveau mari, je les adore. On ne va pas s'ennuyer.
Là
bas, il n'y aura pas adsl, juste un 56k tellement batard que c'est
plutot du 28k très instable. Les lignes téléphoniques de Normandie,
c'est pas ça. Donc ce blog sera en friche, pas de posts quotidiens,
j'aurais très peu accès au pc, pas de msn, plus grand chose.
Une
fois ce post envoyé, je vais démanteller mon PC pour que mon père
l'emballe durant mon abscence, qu'il le mette avec les autres cartons,
envoyés par camion en aout.
Je rentre à Paris le 15, j'y
amenage mon petit lieu, j'y recois mes meubles, arrange les affaires de
connection et voilà, je serais de nouveau là. En attendant, vous aurez
à attendre fin aout ce jour ci, sauf si je parviens à me connecter à
canalblog avant.
Mais
avant de vous laisser, je me dois de raconter ce qui s'est passé hier
soir, non ? Ils avaient organisé une petite fête dans un bar qui fait
boîte une fois l'heure tardive atteinte. j'ai une fois de plus fait
honneur à ma réputation d'asticot, tout le monde a adoré, j'ai même eu
un gay qui me tournais autour. Désolé jeune homme, tu es charmant mais
je ne suis plus là dans moins de 24h...
j'ai
encore mal au dos d'avoir tant dansé, la tête qui résonne de sons. Et
eux. Eux tous. Antho, Valou, Vi, Angie, Thomas, Gus, Max, Bubuk,
Vasj, Olivier et un jeune homme dont je ne connais pas le nom mais qui
est très charmant. Tous ceux là, juste là pour moi, et pour personne
d'autre. Tous sur la piste, ils sont autour de moi, je suis au bas de
l'estrade, les regards sont fixés sur mon déhanché pour le moins hors
du commun, et on rit, on rit.
Le micro retentit, le
DJ me fait alors un petit message de la part des autres, j'ai pris une
bonne seconde avant de commuter et je ris. Ils se mettent à crier en me
regardant et je me déchaine de plus belle, pour moi, rien que pour
moi... c'est Bubuk qui a tout organisé en une seule semaine, réunis les
gens que j'aime, et j'suis même pas sûr de lui avoir dit merci.
Fin
de soirée, les filles sont fatiguées, les mecs sont pour la plupart
bourrés mais pas assez pour ne pas s'enfiler une boîte juste après. Je
suis un peu fatigué, rien de grave, mais le voyage en train va être
difficile, j'emmene ma chienne. Alors je vais voir celui qui me ramene
chez moi, ca tombe bien, Olivier, le conducteur, est fatigué et Angie,
une des amies à ramener, aussi.
1H du matin.
Je salue Thomas.
Je salue Vasj.
Mal au ventre.
Je salue Bubuk.
Je salue Valou.
Gorge serrée.
Les larmes montent.
Je les freine.
Je salue mon grand pote Antho.
Au bord des cils, elles veulent tomber.
Je salue Max.
Je me retourne pour descendre voir le reste des gens.
Larmes.
"Mais non, je pleure pas, c'est la fumée..."
On arrive à l'entrée.
Je prend Vi dans mes bras.
Chute du Niagara.
Sanglots, je contrôle plus.
Trop dur.
Au bout de quelques minutes.
Je salue Gus.
Toujours en larmes.
Puis retour à Vi.
Elle me console, me calme.
Tout le monde est descendu.
Ils me voyent pleurer.
Pas de honte.
"Ya des enormes poussières dans l'air...
Une dans chaque oeil..."
Je ne convainc personne.
Avant de sortir,
Je me retourne 5 fois.
J'vais pas y arriver.
Finalement j'y suis arrivé.
On est dehors, à coté de la voiture.
Angie me prend dans ses bras.
Souffle un peu Creek...
Inspiration
Expiration.
Pendant tout le trajet
Je pleure
Tout me reviens en mémoire
Larmes à profusion
Angie est devant moi
Elle passe ses mains vers l'arrière
Je les saisis
et ne les lache qu'une fois qu'elle est chez elle.
J'voulais pas lacher
mais je l'ai fait.
J'ai pleuré dans ses bras.
Dure dure cette fin.
Je savais que j'allais pleurer.
Mais à ce point...
On se les caille dehors.
Mais on s'eternise.
Pas envie de dire encore au revoir.
Mais on le fait.
Tchao, Angie...
Retour en voiture, je me calme.
Arrivé chez moi, je dis "à bientot" à Olivier,
Le brûlé au premier degré, un gars extra.
Bonne figure, je rentre.
Après tout, ils ne mourreront pas.
Je reviens en septembre pour l'anniv de Vi.
Promis.
J'raterais pas.
Dans la mélée, je repense beaucoup à Antho.
Le pote parmis les potes.
Mon ptit crapeau, mon Bilbo le Hobbit,
Avec son sourrire de dégénéré qui me fait tripper,
Avec nos deux ans de vie quasi quotidienne ensemble.
Putain, Antho, Paris, ça te dis pas ?
Pfff...
La tête pleine de souvenirs, de pleurs,
de rires, de musique...
Bande de cons !
Vous auriez pas pu être des salauds ?
J'aurais eu moins mal à dire Au revoir.
Mais voilà, j'suis entouré de cartons.
Ma valise est prête.
J'y suis.
Tchao, Amigos.

