28 juin 2007
Smell me
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.S'il y a bien une chose qu'on oublie d'écrire, c'est la chose la plus difficile à cerner.

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On n'arrive pas souvent à rendre sa
force, son délicat, son caractère volatile, sa présence emmitouflante,
réconfortante... Le piquant, le relent, l'éfluve qui caractèrise une
personne, un passage, un endroit, une vie, c'est une chose qu'on ne peut dire mais qu'on ressent au plus profond de soi.
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Qu'est-ce
que maman ? Une crème Nivéa ? Pas seulement. Un maquillage précis et
son odeur chimique très légère ? Pas seulement. La crème anti-ride
alors ! Non, ce n'est pas tout.
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Il y a l'être, la sueur, même minime, le tissu, les vêtements donc, et l'air qui l'entoure change l'équilibre, elle a une odeur de son quotidien,
elle a une odeur musquée, elle a une odeur de terroir personnel, de
champs d'elle à profusion, de plantation de lieux, de graine de nous,
une rosée de tout et un soupsons de rien.
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C'est un enivrement
qui arrive de temps à autre, c'est une odeur qui fait sourire, celle
qu'on perçois au coin de la rue. C'est un plaisir, c'est une touche
féminine qui nous fait nous retourner, pour voir ce qui sent si femme.
L'homme, il sent le mâle, il sent la noix, la sueur, le sale, il sent
moins souvent bon, mais il sent tout de même un quelque chose de doux
quand on cherche. Qui a dit que l'homme ne devait pas sentir bon ?
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Le
déodorant surtout, c'est essentiel, mais pas uniquement cela. Ils ont
une senteur spécifique, celle de leur peau, de l'assouplissant, de
l'aftershave, de la lotion pour cuir chevelu... Ils sentent dur, ils sentent costaux et brutal. Pas tous, mais beaucoup. Se détachent les OVNI, qui sentent la douceur...
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Lorsque je hume la noix de coco, elle me dérange, je n'aime pas la noix de coco. Mais j'aime la sentir sur un OVNI, dans la rue. "Il sait" me dis-je.
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Une parole peut marquer quelqu'un, mais une odeur reste aussi souvent unique, et l'odeur d'une personne varie tellement dans son unicité au contact avec le monde... Ce panel de variation se mélange au visage, se mélange à la voix. J'aime son visage, mais sans son odeur, ce ne serait que porcelaine, plastique insipide.
Oh oui, décidément, Süskind, dans "Le parfum" avait tout bon.
L'odeur est peut être la dernière chose de magique sur cette planète.
Je ne bois pas, je ne me drogue pas, mais putain qu'est ce que je hume...
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26 juin 2007
Quand je suis fatigué de parler, d'écrire, je dessine







Aucune félicitation s'il vous plait.
Ca va flatter mon égo, et je vais aller mieux après.
Si je vais mieux, je ne blog plus.
On sait tous que c'est faux, je blog pas de façon permanente.
Qu'importe.
D'ailleurs je ne suis pas passé.
A personne, foutez l'camp.
Zut.
